Deux Ans: Partie 5 – Du Golpista au Révolutionnaire

Deux ans – Teaser du Documentaire – Partie 5

Je commence les Marches en Catalogne avec la Colonne de Barcelone, eux partit il y a déjà 4 jours, je les rejoins a Lleida, nous sommes 4, puis nous partons d’Alcaniz a 30 dont 15 marcheurs qui vont jusqu’à Madrid, nous venons de nous unir a la colonne de Tarragona y du bas Aragon, nous avons triplé notre Colonne.

MarchasNous traversons un village par jour, car dans le Bas Aragon, parfois (souvent) il faut faire 40 kilomètres à pied pour atteindre le village suivant. L’accueil est incroyable a chaque fois, les gens réunis à l’entrée du village, chaque jour un banquet, une salle pour dormir, bibliothèque ou centre sportif, des collectes de vivre nous attendent dans chaque village, des fanfares, des défilés dans les villages avec les gens a leurs balcon nous applaudissant, des inconnus nous traitant comme si nous étions leurs propres enfants, non seulement c’est une expérience humainement indescriptible, mais le sentiment que je ressentait était plutôt la gêne, sentiment partager avec d’autres, je n’étais personne pour mériter d’être traité comme ça, de la nourriture, du soutien moral, de l’aide médical, des masseuses et physiothérapeute, nous étions certainement parmi les gens les plus pauvres de ce pays et nous vivions dans un luxe qu’aucun politicien ne peut se permettre, le luxe de l’amour inconditionnel de la part de citoyens pour qui nous étions, selon leurs mots «  les héros qui nous représentent nous qui ne pouvons pas faire cette marche », des expérience incroyable comme ce Gendarme de la guardia civil qui au lieu de nous escorter a fait toute l’étape avec nous a pied ne montant pas une seule fois dans le véhicule et alors que je l’invitait a manger la paella qui nous avait été préparée par les citoyens du village dans lequel nous arrivions, il me répondit «  Non désolé je dois rentrer j’ai fini mon service, par contre il faut que vous arriviez jusqu’à Madrid et que vous réussissiez » quand la cause est juste, il n’y a plus de camp, plus de sigle, plus de différence, juste des similarités entre individus qui partage pour un moment le même chemin pour arriver au même but.

marchas 3Humainement ces marches de la dignité fut l’expérience la plus intense de ma vie.
Car il faut également prendre en compte que de vivre 24heures sur 24 avec des inconnus, dans des situations d’extrême effort physique, de rudes conditions mentales et de très puissantes expérience de bonheur ( a l’arrivée de chaque étape) cela tisse des liens de fraternité en de très courtes périodes, nous sommes une famille et nous le vivons ainsi, nous sommes une 20 aine de personnes et personne n’est laisse de cote, oublie ou a l’écart du groupe, c’est la beauté même des mouvements sociaux, des gens humains et évolué, et ce groupe de 20 personnes est un concentré de ce phénomène, nous nous soignons les uns les autres, nous soutenons, il n’y a jamais un mot plus haut que l’autre, nous passons de longues soirées a spéculer de ce qui se passera a Madrid, et quand ça parle de Révolution, alors la tout le monde se chauffe, mais peu, très peu de personnes abordent le sujet en dehors des conversations privées entre deux, c’est un thème délicat, tout le monde la veut, mais le sujet et taboo, par paranoïa, peut être par habitude, par culture, aucune idée mais tout les soirs je saute dans le plat a pied joint et ça lance des conversation passionnées, chaque jour nous entrons un peu plus en profondeur dans le sujet, car tout le monde rêve de prendre la ville et de l’occuper le temps qu’il faudra, comme il est prévu depuis le début.

Une fois arrivée a Zaragoza 7 jours plus tard, après de longues et dures étapes de 30 a 40 kilomètres par jours, nous nous unissons avec la Colonne de Navarre et Zaragoza, nous devenons la colonne Nord-Est, nous ne sommes plus la petite colonne d’Alcaniz ou nous étions une 20aine de marcheurs permanent, nous sommes désormais environ 80 marcheurs permanent, c’est-à-dire qui vont jusqu’à Madrid en marchant, nous sortons de Zaragoza a plusieurs milliers. La gestion de la colonne n’est plus la même, certaines personnes venu d’autres colonnes ont des attitudes qui déplaisent, les anciennes colonnes restes entre elles, les premiers jours l’adaptation sont difficiles, mais les kilomètres nous unissent, petit à petit les liens se crées, mais ce n’est qu’en approchant de Madrid que nous allons devenir une seule et véritable colonne, la NORDESTE.

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Nous sommes a 6 jours de Madrid, Le thème qui préoccupe c’est l’acampada, le campement, car une grande majorité des gens qui sont venus depuis chez eux à pied jusqu’à Madrid, ne sont pas venu pour faire une manifestation dans Madrid est rentrer chez eux, il y a une réelle envie de lutter, les conversations nocturne en groupe ont totalement décomplexé le sujet, chaque soir nous avons une assemblée, les coordinateurs ne vont pas pouvoir éviter le sujet un jour de plus, le sujet est dans toutes les bouches, cependant les organisateur de la Colonne Bas Aragon (Qui ont pris la coordination de la colonne Nord-est, malgré la résistance et les tentatives de certaines personnes d’autres colonnes de s’approprier la coordination – dans les mouvements sociaux ont peux interpréter coordinateur comme Leader, le mot change mais en réalité pas la forme) , donc pour en revenir, la coordination Bas Aragon a laissé un message clair, il sont en charge de la colonne jusqu’au 22Mars, une fois la NORDESTE arrive à Madrid il ne Coordonneront plus, leurs tache explicite étant uniquement d’amener la colonne à Madrid et organiser les étapes ainsi que leur déroulement.

Alors la question fatidique tombe durant l’assemblée, une personne demande « Qu’est-il prévu pour le campement à Madrid ? » Je meurs d’impatience de connaitre la réponse, comme tout le monde dans cette assemblée nous sommes désormais près de 100 personnes et une grande majorité se retrouve sous le choc quand la réponse tombe « Etant donne qu’il n’y a pas de coordinateur pour la colonne après l’arrivée a Madrid rien n’est prévu » les gens se regardent entre eux, choqués, on entends des « C’est une blague », des contestations, l’assemblée est sur le cul.

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Je demande le tour de parole et m’offre pour organiser l’arrivée de la Colonne à Madrid ainsi que de son patrimoine (une centaine de kilo de nourriture, du matériel médical conséquent, la flotte de véhicules et les chargements de sacs) et devenir le coordinateur de la NORDESTE une fois rentre dans Madrid et pour le temps ou elle y restera, l’assemblée approuvera sans même voté je prendrais le relai, malgré quelques personnes (Coordinateurs d’une autre Colonne) contestant ce choix, personne d’autre ne se proposa après mon tour de parole, je prenais donc les choses en main, en commençant le soir même a travailler sur le campement, je devais d’abord savoir qui s’en occuper au sein du mouvement du 22M à Madrid et de le contacter pour savoir quel était le plan.

Ce fut une agréable surprise de tomber sur les membres de la Coordinadora25S ceux pour qui j’étais resté tous ces mois à Madrid, qui était dans l’organisation du 22M, a la communication, au contenu, et bien évidement, à l’organisation du campement.

J’avais donc l’avantage d’avoir des gens en qui j’avais une confiance aveugle dans le 22M de Madrid, les jours passaient, les kilomètres pour arriver a Madrid diminuer, nous étions désormais a des étapes de 10-15 kilomètres, en attendant qu’arrive les 3 autres Colonnes Sud-Ouest, Andalousie, Nord-ouest, je ne marchai plus, je dédie mes journées a des réunions a Madrid et a organiser la logistique de la colonne, récupérer les dons, contacter les personnes désirant nous supporter, nous avions des stocks de nourriture dans tout Madrid ainsi que des appartements OKUPA (Occupé, souvent des appartements vide appartenant aux banques qui y ont expulse la famille qui y vivait, Espagne 512 expulsions par jour en moyenne depuis le début de la crise selon les chiffres de la PAH)
J’ai organisé la colonne minutieusement, a trois jours de rentrer dans Madrid, nous avions des cartes, un point de ralliement, un plan B pour si cela foiré, j’avais un inventaire au gâteau près de nos centaines de kilos de nourritures, je savais exactement qui venait camper et quel groupe de travail ou fonction il souhaiter occuper durant le campement, nous avions une assemblée chaque jour ou était expliqué les avancement et comment ce présenter les choses, la NORDESTE était prête, l’organisation du campement avait motivé et uni la colonne, et les opportunistes de Madrid viendront faire un travail spectaculaire afin de créer une cohésion inimaginable il y a de cela 10 jours de la NORDESTE, nous n’étions plus la Columna NORDESTE, nous étions la Familia NORDESTE.
Les opportunistes de Madrid, étant ceux qui venait se présenter a nos assemblées pour venir nous coordonner, nous dire quoi faire ou quand est avec qui, certaines personnes qui essaye de détourner le mouvement voir même carrément de se présenter comme nouveau leader de la colonne, ces gens-là ont eu pour effet de solidarise la colonne encore plus, nous n’étions plus qu’un à l’heure de ces attaques contre notre marche car tout le monde savait que personne ne déciderai ou nous irions avec qui et comment, nous étions les seuls souverain de cette colonne.

Le 21 , la veille de rentrer dans Madrid, une journée irréelle, les observateurs de Nations unis ne se cachaient plus pour nous filmer, nous prendre en photos, nous avions note de tous les véhicules civils qui nous suivaient depuis déjà quelques jours, quand un de ces véhicules n’était pas dans nos notes, nous nous amusions a appeler les services de police locaux, et nous nous régalions à voir la police venir identifier les observateurs de divers organisme internationaux.

Le lendemain nous rentrerons dans Madrid, nous étions désormais une colonne de 200 personnes plus ou moins, demain matin nous seront 25 000 avec l’arrive des bus venant de tout le nord est d’Espagne, c’était un soir de fête, ça buvait, ça fumait, ça dansai, ça chantai, ça baisai, plus de 60 personnes savait que demain elle irait au carton, elle auront pour tâche avec les 3000 autres personnes venu des autres colonnes de monter et défendre le campement face à plus de 4000 policiers et CRS, le plus grand déploiement historique de l’Espagne, même après plus de 60 ans de dictature, bienvenue en Démocratie.
Le lendemain aller être une rude journée, et nous étions préparés, Je me suis promis de ne jamais oublier les 60 personnes de la NORDESTE qui avait décidé de résister demain, 60 guerriers de lumières prêt à faire le sacrifice de leur intégrité physique pour une cause qui est la leur.
Je ne m’étais jamais senti si honore de ma vie, ces gens-là avaient décidé de me suivre sans même savoir ou je les amener.

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Le lendemain au matin, première chose en tête était de me réunir avec les représentants des Colonnes de Tarragona, Barcelona, Aragon et Navarre. Je venais d’avoir une terrible nouvelle.
Le mouvement des Marches de Madrid avait tenu une assemblée la veille, soudainement le plan élaboré par le groupe de travail en charge du campement était court-circuité, La colonne NORDESTE n’as pas été informé de cette table assemblée et il fallait désormais faire un choix en tant que Colonne.
Servir le collectif du 22M est donc suivre les nouvelles instructions qui était de commencer le campement à 23h00 soit 3 heures après la fin de la convocation de l’acte (Donc 3h après le début des charges de CRS, en Espagne celle-ci étant synchronise sur les Journaux télévisé) ou alors prêter allégeance au groupe des dissidents qui eux voulait maintenir le campement à 19h30, c’est-à-dire juste avant le début des charges de CRS. En me basant sur la confiance que je donner à mes camarades du 25S, organisateurs du campement, je choisis au nom de la colonne NordEste de prêter allégeances à mes frères de luttes plutôt qu’a un collectif qui venait de se faire hijacker. Les 3 autres colonnes NOROUESTE, SUR, SURESTE avait fait le même choix, parait-il.
J’exposai donc les faits aux représentants de chaque Colonne composant la NORDESTE, qui valida mon choix, j’eu également le souci éthique et morale de demander à ces représentants de colonne de voter mon éviction au sein de la NORDESTE, j’étais Français, ils étaient espagnols, je ne chercher rien de plus que de vivre ce moment, ils méritaient la gloire qui leur reviens, il y avait des doutes dans la colonne quant à qui j’étais et pourquoi je faisais tout cela pour un pays qui n’était pas même le mien, j’avais organiser l’arrivée de la colonne, tous les détails, je leurs remis mon carnet de notes, tous les contacts et leurs demandai de choisir. Leurs réponse fut unanime «  si tu ne nous fais pas rentrer dans ma Madrid toi-même, personne de cette colonne ne rentrera dans Madrid »
C’était parti, la colonne était en route pour Madrid, la Nordeste se composait désormais de plus de 25 000 personnes.

marchas 2Photo: Javier et Xayide dans un grand moment,le jour de l’entrée dans Madrid, écrivant INTERNATIONAL sur la pancarte, suite a l’interdiction formelle du 22M de rentrer dans Madrid avec cette inscription,  le 22M ne reconnaissait pas la Colonne Internationale (Des gens qui venait d’allemagne en avion était reconnu comme tel)
Les vrais raison étant :
1) Des Amis des organisateurs voulait le prestige de la Colonne internationale, rappelant l’entrée des premiers chars de la libération dans Paris, la 6eme Colonne Internationale Espagnole, sans pour avoir a participer pendant les marches,
2) la dissidence de la NORDESTE pour le campement m’ étant attribué comme représantant de la Colonne.

Une entrée triomphante dans Madrid des 4 colonnes, arrive l’heure de regrouper les 60 personnes de notre colonne et de migrer vers l’aire de déploiement du campement.
Nous arrivions au camp, les premières bâches était tendu, mais je ne voyais pas le matériel qu’on m’avait promis, une 50aine de casques et boucliers. Il n’y en aura pas.
Le lieu choisit avait un front de plus de 60 mètres de large, aucune protection, aucune barricade et cerise sur le gâteau, les 3 autres colonnes (Dont la colonne SUR, organisatrice, et disposant du plus grand nombre d’activiste – 3000 attendu au campement) ont décidé qu’elle ne viendrait pas camper.

C’est un choc, je réunis la colonne, et leurs expose les faits, je renvoi les Français de la ZAD qui étaient venus en dehors de la zone, car ça va être un massacre, ont vas se faire défoncer, il est clair que nous ne pourrons jamais défendre le campement, nous sommes une centaine, ils sont 4000, nous sommes sans équipement, ils sont suréquipés.
J’expose les faits à la colonne, qui décide quasi a l’unanimité de rester et défendre le camp, quitte à se faire ouvrir, nous restons donc avec les membres du 25S à défendre ce campement.

Suite à la guérilla urbaine qui suivit et bien évidement l’échec de défendre le campement, nous étions tous dispersés, heureusement mon expérience militaire m’avait été à préparer chaque détails, les gens de la colonne savait où nous devions nous retrouver dans ce cas-là, ils avaient une carte de Madrid avec eux. J’arrivai au point de ralliement et je ne voyais que 3 personnes, le remords commencer à monter en moi, j’avais inconsciemment envoyer des gens au carton et je priai maintenant pour qu’il n’y est pas d’autres blessé parmi la colonne, l’heure d’attente qui suivit pour attendre que nous rejoignent tous les membres fut interminable et très douloureuse mentalement, beaucoup plus que le coup de flashball que je venais de recevoir à bout pourtant en pleine tête.

Mani 22MLa personne qui nous aidèrent lors de l’incident avec les banques, allait m’appeler le lendemain, pour m’expliquer que je ne pouvais pas être et en ligne de Front, et faire des discours qui embrase les consciences, ce tir n’était pas fortuit, il était destiné et préméditer.
J’en ai beaucoup douté, mais le représentant de la Colonne Tarragona était venu me trouver quelques minutes avant l’assaut des CRS, me disant de mettre ma capuche car deux flics en civils, était en train de me chercher , “Donde esta El Famoso Gabacho este ? ” en plein milieu du campement, encore en cours d’installation, Gabacho étant un terme péjoratif désignant un Francais, c’était aussi un des surnoms (entre autres) que m’avais attribué les Espagnols dans certains mouvements Madrilene, ” El Gabacho ”

Puis un des résistants me signala qu’une émission de télé (La Tuerka, émission de Pablo Iglesias) avait filmé le tir, je regardais avec amusement la vidéo quand je vis le numéro de plaque du CRS, 1U793 soit 1793.
1793, qui est la date ou a été écrit le message pour lequel je me bats, le message que j’ai décidé de porter non seulement en moi par mes valeurs et les actions qui en découle, mais également sur moi à l’encre noir pour m’assurer que jamais je n’oublierais pourquoi et pour qui je me bats, les droits de l’homme de 1793.

Le Tir:

Un message de l’univers pour moi, une amusante histoire de hasard pour les autres, seulement je ne crois pas au hasard, pour moi le hasard reste seulement une option a laquelle je n’avais pas pensé et donc pas prévu, quand je prépare un projet je m’assure de préparer chaque détails afin que le “hasard” n’est pas sa place. Mais dans un univers ou tout s’explique une fois le correct algorhytme decouvert, je ne crois pas au facteurs “Hasard”, “Malchance” ou “Coincidence”

Les conséquences d’un tir de Flashball a bout portant, en pleine tete:

Mais le soulagement fut grand en voyant arriver tout le monde, sain et sauf, sans une égratignure, et pour certains avec le souvenir de la journée la plus folle de leurs vie.

Nous nous exilions désormais à la fac de la compudense ou les étudiants occupant la fac aller nous prendre en charge, nous donner un repas chaud, un endroit pour dormir et soigner nos blessures.
Le moral descendu, mais nous allions résister, nous décidions de faire appel à toutes les colonnes pour continuer la résistance du 22M dans Madrid, nous n’allions pas rentrer à la maison avant que tout cela soit fini. Hormis quelques personnes des marches qui avait décidé de rejoindre le campement malgré les instructions contraires de leurs représentants de colonnes qui les avaient laisses a l’abandon, personne n’est venu, le 22M de Madrid s’est présenter pour nous dire qu’il n’y aura pas de résistance et que si le campement n’as pas fonctionné c’est parcequ’il n’y avait pas d’envie de camper de part des colonnes.

Ces même personnes qui avait expliqué devant toutes les cameras d’Europe la veille, pourquoi ils avaient décidé de faire les marches, l’indignation qui les habitaient et la fierté d’avoir participer à ce mouvement historique, ces personnes qui ont en tout et pour tout partagé avec nous 8 kilomètres, de l’entrée de Madrid au centre ville, ces gens qui sont arrivés en bus, ces gens qui refusait de reconnaitre la Colonne de Barcelone, Navarre et International, car la place devant les caméras était déjà réservé avant même le début des marches, ces gens qui ont osé nous demander rentrer dans Madrid devant la NORDESTE, ou alors s’y mélanger pour l’arrivée glorieuse dans Madrid sans avoir participer une seule journée à ces marches (ils resteront derriere) ces gens qui leurs jours de leur arrivé à Madrid c’est permis de se mettre à table avant même l’arrivée des marcheurs laissant sans aucune honte les marcheurs manger assit par terre pendant qu’eux se prenait en photo festoyant et célébrant un évènement auquel ils n’ont pas participé, ces gens la même, venait nous expliquer que si le campement n’as pas marché c’est parce que nous ne voulions pas camper.

Non, si le campement n’as pas fonctionné c’est parce que nous avons été trahi, des leaders de mouvement sociaux se sont vendu ce jour-là en Espagne, c’était la dernière chance du gouvernement pour désamorcer cette révolution, car ce jour-là nous n’étions plus 500 000, nous étions 2 millions 500 000.

Car oui il y a dans les mouvements sociaux ce genre de personnes prétendant à la politique, se mettant à quatre pattes devant une caméra ou un micro, utilisant relations et mensonges pour monter sur l’estrade pour s’autocongratuler d’un événements auquels ils n’ont pas participé, se remettre les médailles d’une bataille a laquelle ils n’ont jamais pris part, je ne parle pas de guerrilla urbaine mais du mois de Marche traversant chaque village de l’état Espagnol sur notre chemin jusqu’a Madrid, heureusement cela reste une tres petite majorité, on parle la d’un groupe de 20/30 personnes sur les 2 millions que nous étions. Y’a toujours un minorité de cons et elle est tres souvent attiré par les caméras.

Bien que les mouvements soit en général très méfiant de la politique, j’ai pu constater durant toute la marche l’engouement des activiste et des citoyens pour le nouveau parti émergeant PODEMOS dont une des camionnettes de notre marche arborai le Logo et les couleurs . C’est pour cette raison même que je ne fais confiance quand il s’agit de révolution ou coup d’état, qu’a ceux qui partage avec moi le champ de bataille depuis maintenant deux ans, ceux qui partage mes valeurs de résistance, de non-violence, de pure démocratie, mes valeurs humaines, ceux qui partage le désintéressement matériel en compensation a la définition personnel de lutter contre un système ou la légalité a remplacé la moralité, ou le gain a remplacé l’éthique et ou les valeurs commerciales sont au-dessus des valeurs humaines, de la vie et de notre monde.

C’est pour cette raison que j’émets des doutes quant à la sincérité de Pablo Iglesias, cet homme nous vient des medias, de la télé, cependant j’ai confiance en Podemos, je ne doute pas que le jour où il ne représentera plus les activistes de Podemos, alors ils se chargeront de le sortir du mouvement, sans aucun doute.

marcha7La résistance du 22M aller durer 8 jours, 8 jours de résistance et manifestations quotidienne, 8 jours de manifestations et charge de CRS journalière dans Madrid, 8 jours avec l’hélicoptère en permanence dans le ciel. Apres 8 jours, les derniers résistant seront tous disperses ou détenu dans la charge de la Faculté de Compudense.Tous relachés 48 heures plus tard.
Fin de la résistance du 22M dans Madrid.
Après un mois de marche, 600 kilomètres dans les jambes, à dormir sur le sol, avoir faim, froid, chaud, mal, voilà qu’il était l’heure de nous séparer. C’est dans les larmes que nous nous quittions tous.

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