Deux Ans – Partie 1: Du BEPC a l’inginérie

Deux ans – Teaser du Documentaire.

Deux ans quasiment, les expériences passent vite…

Il y’a deux ans, j’ai décidé de changer de vie, une vie pourtant pour laquelle je m’étais battu, longtemps et contre beaucoup de choses, notamment contre une société dans laquelle mon manque de diplôme équivalait à un manque de compétences, j’ai également du me battre contre moi-même, a de nombreuses reprises, j’ai d’ailleurs passé le plus part de mon temps dans ce corps et cet esprit en me battant contre moi-même.
Il y’a deux ans donc, j’ai décidé d’abandonner ce combat sans fin, décidé d’arrêter de lutter contre qui j’étais pour finalement en faire l’expérience.
J’écrivais pour la premiere fois dans ce blog

Je ne savais pas ce que j’étais ou qui j’étais, mais ces longues années dans cette vie (plus ou moins) honnête (Tout dépend si l’on se base sur la légalité ou la moralité, bien que cela ne m’empêcchant pas d’avoir plusieurs fois au cours de ma vie, franchi les deux limites), cette vie m’avais clairement démontré ce que je n’étais pas et qui je n’étais pas, même si il m’a parfois fallu beaucoup de temps pour le comprendre.

Mon expérience scolaire m’a enseigné que je n’étais pas un étudiant, ma scolarité se terminant (dramatiquement) à l’âge de 16 ans,
Mes courtes expériences dans un uniforme m’ont démontré que je n’étais pas fait pour la discipline,
Ma courte expérience dans le domaine de la vente, m’as également démontré que je n’étais pas un vendeur, il faut bien dire que durant les 20 premières années de ma vie, non seulement je n’avais pas idée de ce que j’étais, je pensai même que je n’avais vraiment aucune capacité particulière. C’est plus tard que je compris, que je ne rentrai tout simplement dans les personnes pour qui le cadre scolaire était adapté, ces gamins dont l’éducation se débarrasse dans ces classe de 4ème Techno, premier pas dans la classe ouvrière, a 13 ans le système scolaire avait déjà choisit pour moi quel serait mon rôle dans la société.

dirty skool
C’est un peu plus tard que j’eu le premier travail auquel je me sentais performant, l’informatique, j’ai commencé en travaillant pour IBM a Glasgow et c’est en Ecosse qu’à commencer à se renfermer sur moi le piège du capitalisme.
Apres m’être fait renvoyé pour un problème de discipline (le véritable problème de fond, étant le fait que la dépression me guettait après plus d’un an à Glasgow, je désespérai plus ou moins inconsciemment de changer de vie) je parti m’installer en Espagne en Barcelone.

inadmissibleAprès avoir travaillé quelques mois comme un véritable esclave pour Avis, je fus également renvoyé, cette fois pour fraude (Il est vrai que j’ai toujours eu une fâcheuse tendance à essayer d’exploiter une faille quand j’en trouve une, avant mon passage je dois avouer qu’il y’avais a Avis quelques failles dans les procédures que personne n’avait encore jusque-là exploité, chose résolu désormais).
J’acceptai mon licenciement sans même négocier, sans vouloir la présence des syndicats qui pendant ce temps faisant des gestes derrière la grande baie vitrée essayant de me dire de ne rien signer, mais au final je suis un joueur, j’aime jouer et j’aime perdre, surtout quand la partie commence à m’ennuyer.
J’étais heureux de quitter Avis ce jour-là, il ne me restait plus qu’un mois de contrat et j’étais parmi les favoris pour un CDI. Non, je ne voulais pas d’un CDI dans un call center, encore moins à Avis.

J’eu alors une période de deux mois pendant laquelle je me découvris une spiritualité, je pris conscience grâce à une expérience personnel assez impactant qu’il y avait d’autres aspiration à la vie que celle que m’offre cette société, je découvris le plaisir et la gratification personnelle à l’exercice et la mise en pratique des valeurs, de l’éthique, la fierté de se construire une morale, je commençais à faire mes premiers pas sur le chemin de la découverte personnelle, la mienne passait par la spiritualité, qui elle passait par la mise en pratique de certaines valeurs et d’ une certaine éthique.
Je découvrais qui j’étais et je commençais à aimer le reflet de ma personne dans ma réalité quotidienne.

Ce fut au tour de Logitech d’avoir eu le plaisir de m’embaucher, de retour dans mon élément, l’informatique, avec cette fois ci des responsabilités professionnelles auxquelles je n’aurais jamais prétendu, je vais réellement rentrer dans le jeu du capitalisme, des responsabilités pour l’ego, un emploi satisfaisant pour le milieu social, une paie honorable pour une vie confortable et la rencontre d’une femme merveilleuse qui deviendra la mère de ma fille.

Tout allé à la perfection, une grossesse tranquille, déménagement dans une maison de campagne, l’accueil du plus beau bébé du monde, et même un nouveau travail, j’avais postulé dans une boite d’ingénierie, sans y croire, finalement après 3 entretiens et un mensonge (Je leurs ai dit que j’avais le bac…) j’étais embauché.

tecsidelCette période dura en tout quelques années, j’étais heureux, réellement, cependant je commençai depuis quelques temps à avoir des pensées et opinions contre le système pour lequel je m’étais autant battu afin d’y réussir, bien que ceci soit très subjectif, il c’était écoulé 5 ans entre mon premier travail dans l’informatique et mon poste d’ingénieur, ce qui pour une personne n’ayant que le brevet des collèges reste une performance que je trouvais assez honnête. Cepen

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