La volonté

La volonté est un pouvoir, une force au fond de nous, ce n’est pas une pensée, ce n’est pas un souhait, la volonté est ce que nous permets de continuer le combat quand nos pensées nous déclare vaincu.

La volonté est ce qui nous rends invulnérable, la volonté est l’énergie qui conduit nos esprits dans l’expérience physique de nos reves.

P.Coelho (Il me semble)

Deux ans: Partie 6 et fin – Du Révolutionaire à NOUS

Deux ans – Teaser du Documentaire – Partie 6,

3 Semaines plus tard, Podemos vont créer la surprise au niveau Européen en devenant après 3 mois d’existence le 4e parti du pays, 3e voir 2nd dans certaines localités. Voilà cela fait deux ans, je viens de poser mon sac à dos et mis au placard le gilet part-flashball.
endbag Je viens de me remettre avec la mère de ma fille, le changement est soudain mais très agréable, j’ai décidé d’ouvrir un nouveau front de lutte, dans le modèle base sur mes expériences et sur ce qui fonctionne, voilà la raison pour laquelle j’ai décidé de fonder le mouvement citoyen politique NOUS, je n’aime pas le terme de Parti Politique, mais cela en reste un. Un mouvement dont le programme sera écrit et mis en œuvre par les citoyens de ce pays, un parti base sur le referendum uniquement, un parti transparent tout comme son économie, et comme moi désormais après ces quelques lignes Malgré le conflit qui m’habite, j’ai toujours considéré ces partis comme des structures en place pour canaliser la rage et la colère de la dissidence, ne proposant que très rarement des programmes représentant la réalité des mouvements sociaux, qui eux ne cherche pas à reformer le système mais en bâtir un nouveau sur les bases de celui-ci, en gardant les leçons que nous avons apprises a cause ou grâce à cette crise, que seul la solidarité nous protège de la division qu’ ils nous imposent et que seul l’amour nous protège de la peur dans laquelle ils nous maintiennent, nous devrons nous rappeler que c’est lorsque nous sommes unis que nous sommes invincibles, et que c’est lorsque nous perdront notre objectif de vue que nous devenons passifs et inactifs, jusqu’à la prochaine révolte, cependant aujourd’hui pour les raisons que m’ont exposer mon expérience, j’ouvre ce nouveau champ de bataille, la différence entre un démagogue, un populiste et un Révolutionnaire réside dans la volonté de mettre en application le changement qu’il représente ou qu’il prétend représenté.

Le problème étant que le gain, pouvoir, la célébrité étant la motivation générale des leaders de ces partis bien que je n’ai rien contre ces concepts, (Au contraire, prends tout l’argent que tu peux afin de le partager, prends tout le pouvoir que tu peux porter sur tes épaules et appliques le AVEC les gens et notre SUR ces personnes, Prends toute la gloire que tu peux et fais en profitez ceux qui t’ont amener ici), la tendance du Politicien aujourd’hui dans son 99% et une tendance au profit et bénéfice personnel, nous assistons à un braquage sans aucune décence de nos coffres, c’est à celui qui prendra le plus tant qu’il peut se servir, aujourd’hui nos grandes entreprise investissent dans des politiciens, depuis les études jusqu’au sénat ou à l’assemblée, exactement comme le font les clubs de foot, recrutant de jeunes recrues dans l’espoir dans faire des produits leurs permettant de leurs rapporter des millions et surtout à la différence du foot, de faire voter, abroger , modifier les lois à leurs bon vouloir, on ne peut plus parler de lobbying, nos pays sont devenus des institutions gérée en ca TRES grande partie par des entreprises privées via leurs « investissement ».

Je me suis également fait la réflexion personnel du conflit Révolutionnaire/Politique, mais ce conflit n’existe que si l’on confond Révolte et Révolution, Si ce Parti est l’évolution naturelle de plusieurs années de révolte, c’est donc une Révolution. Personnellement rien n’as changé, un chemin de plus dans la direction du programme du Parti, ceci est l’unique direction que je suis dans ma vie depuis désormais deux ans, jusque-là en évitant micros et caméras, de peur que le message que je porte soit souillé par son messager indigne que je suis, ma vie fut une succession d’erreur, jusqu’il y a quelques années, ce qui fait dans une vie d’une trentaine d’années une grande majorité du temps passé dans l’ignorance, mon apprentissage fut très long et je m’excuse profondément auprès de chaque personne que j’ai offensé, volé, à qui j’ai menti, trahi la confiance durant ce long, très long apprentissage qui finalement s’est achevé en une révolution personnelle celle qui me mena ou à écrire ce texte aujourd’hui, et a fonder ce Parti. Il est temps de foutre un coup de pied dans la fourmilière et assoir tous ces braqueurs sur le banc de la justice souveraine. Plus jamais ça. Voila comment est né qui je suis, comment est né le mouvement NOUS. nousLa révolution sera dans les urnes ou dans nos rues, mais elle sera. Love Julien .

Deux Ans: Partie 5 – Du Golpista au Révolutionnaire

Deux ans – Teaser du Documentaire – Partie 5

Je commence les Marches en Catalogne avec la Colonne de Barcelone, eux partit il y a déjà 4 jours, je les rejoins a Lleida, nous sommes 4, puis nous partons d’Alcaniz a 30 dont 15 marcheurs qui vont jusqu’à Madrid, nous venons de nous unir a la colonne de Tarragona y du bas Aragon, nous avons triplé notre Colonne.

MarchasNous traversons un village par jour, car dans le Bas Aragon, parfois (souvent) il faut faire 40 kilomètres à pied pour atteindre le village suivant. L’accueil est incroyable a chaque fois, les gens réunis à l’entrée du village, chaque jour un banquet, une salle pour dormir, bibliothèque ou centre sportif, des collectes de vivre nous attendent dans chaque village, des fanfares, des défilés dans les villages avec les gens a leurs balcon nous applaudissant, des inconnus nous traitant comme si nous étions leurs propres enfants, non seulement c’est une expérience humainement indescriptible, mais le sentiment que je ressentait était plutôt la gêne, sentiment partager avec d’autres, je n’étais personne pour mériter d’être traité comme ça, de la nourriture, du soutien moral, de l’aide médical, des masseuses et physiothérapeute, nous étions certainement parmi les gens les plus pauvres de ce pays et nous vivions dans un luxe qu’aucun politicien ne peut se permettre, le luxe de l’amour inconditionnel de la part de citoyens pour qui nous étions, selon leurs mots «  les héros qui nous représentent nous qui ne pouvons pas faire cette marche », des expérience incroyable comme ce Gendarme de la guardia civil qui au lieu de nous escorter a fait toute l’étape avec nous a pied ne montant pas une seule fois dans le véhicule et alors que je l’invitait a manger la paella qui nous avait été préparée par les citoyens du village dans lequel nous arrivions, il me répondit «  Non désolé je dois rentrer j’ai fini mon service, par contre il faut que vous arriviez jusqu’à Madrid et que vous réussissiez » quand la cause est juste, il n’y a plus de camp, plus de sigle, plus de différence, juste des similarités entre individus qui partage pour un moment le même chemin pour arriver au même but.

marchas 3Humainement ces marches de la dignité fut l’expérience la plus intense de ma vie.
Car il faut également prendre en compte que de vivre 24heures sur 24 avec des inconnus, dans des situations d’extrême effort physique, de rudes conditions mentales et de très puissantes expérience de bonheur ( a l’arrivée de chaque étape) cela tisse des liens de fraternité en de très courtes périodes, nous sommes une famille et nous le vivons ainsi, nous sommes une 20 aine de personnes et personne n’est laisse de cote, oublie ou a l’écart du groupe, c’est la beauté même des mouvements sociaux, des gens humains et évolué, et ce groupe de 20 personnes est un concentré de ce phénomène, nous nous soignons les uns les autres, nous soutenons, il n’y a jamais un mot plus haut que l’autre, nous passons de longues soirées a spéculer de ce qui se passera a Madrid, et quand ça parle de Révolution, alors la tout le monde se chauffe, mais peu, très peu de personnes abordent le sujet en dehors des conversations privées entre deux, c’est un thème délicat, tout le monde la veut, mais le sujet et taboo, par paranoïa, peut être par habitude, par culture, aucune idée mais tout les soirs je saute dans le plat a pied joint et ça lance des conversation passionnées, chaque jour nous entrons un peu plus en profondeur dans le sujet, car tout le monde rêve de prendre la ville et de l’occuper le temps qu’il faudra, comme il est prévu depuis le début.

Une fois arrivée a Zaragoza 7 jours plus tard, après de longues et dures étapes de 30 a 40 kilomètres par jours, nous nous unissons avec la Colonne de Navarre et Zaragoza, nous devenons la colonne Nord-Est, nous ne sommes plus la petite colonne d’Alcaniz ou nous étions une 20aine de marcheurs permanent, nous sommes désormais environ 80 marcheurs permanent, c’est-à-dire qui vont jusqu’à Madrid en marchant, nous sortons de Zaragoza a plusieurs milliers. La gestion de la colonne n’est plus la même, certaines personnes venu d’autres colonnes ont des attitudes qui déplaisent, les anciennes colonnes restes entre elles, les premiers jours l’adaptation sont difficiles, mais les kilomètres nous unissent, petit à petit les liens se crées, mais ce n’est qu’en approchant de Madrid que nous allons devenir une seule et véritable colonne, la NORDESTE.

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Nous sommes a 6 jours de Madrid, Le thème qui préoccupe c’est l’acampada, le campement, car une grande majorité des gens qui sont venus depuis chez eux à pied jusqu’à Madrid, ne sont pas venu pour faire une manifestation dans Madrid est rentrer chez eux, il y a une réelle envie de lutter, les conversations nocturne en groupe ont totalement décomplexé le sujet, chaque soir nous avons une assemblée, les coordinateurs ne vont pas pouvoir éviter le sujet un jour de plus, le sujet est dans toutes les bouches, cependant les organisateur de la Colonne Bas Aragon (Qui ont pris la coordination de la colonne Nord-est, malgré la résistance et les tentatives de certaines personnes d’autres colonnes de s’approprier la coordination – dans les mouvements sociaux ont peux interpréter coordinateur comme Leader, le mot change mais en réalité pas la forme) , donc pour en revenir, la coordination Bas Aragon a laissé un message clair, il sont en charge de la colonne jusqu’au 22Mars, une fois la NORDESTE arrive à Madrid il ne Coordonneront plus, leurs tache explicite étant uniquement d’amener la colonne à Madrid et organiser les étapes ainsi que leur déroulement.

Alors la question fatidique tombe durant l’assemblée, une personne demande « Qu’est-il prévu pour le campement à Madrid ? » Je meurs d’impatience de connaitre la réponse, comme tout le monde dans cette assemblée nous sommes désormais près de 100 personnes et une grande majorité se retrouve sous le choc quand la réponse tombe « Etant donne qu’il n’y a pas de coordinateur pour la colonne après l’arrivée a Madrid rien n’est prévu » les gens se regardent entre eux, choqués, on entends des « C’est une blague », des contestations, l’assemblée est sur le cul.

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Je demande le tour de parole et m’offre pour organiser l’arrivée de la Colonne à Madrid ainsi que de son patrimoine (une centaine de kilo de nourriture, du matériel médical conséquent, la flotte de véhicules et les chargements de sacs) et devenir le coordinateur de la NORDESTE une fois rentre dans Madrid et pour le temps ou elle y restera, l’assemblée approuvera sans même voté je prendrais le relai, malgré quelques personnes (Coordinateurs d’une autre Colonne) contestant ce choix, personne d’autre ne se proposa après mon tour de parole, je prenais donc les choses en main, en commençant le soir même a travailler sur le campement, je devais d’abord savoir qui s’en occuper au sein du mouvement du 22M à Madrid et de le contacter pour savoir quel était le plan.

Ce fut une agréable surprise de tomber sur les membres de la Coordinadora25S ceux pour qui j’étais resté tous ces mois à Madrid, qui était dans l’organisation du 22M, a la communication, au contenu, et bien évidement, à l’organisation du campement.

J’avais donc l’avantage d’avoir des gens en qui j’avais une confiance aveugle dans le 22M de Madrid, les jours passaient, les kilomètres pour arriver a Madrid diminuer, nous étions désormais a des étapes de 10-15 kilomètres, en attendant qu’arrive les 3 autres Colonnes Sud-Ouest, Andalousie, Nord-ouest, je ne marchai plus, je dédie mes journées a des réunions a Madrid et a organiser la logistique de la colonne, récupérer les dons, contacter les personnes désirant nous supporter, nous avions des stocks de nourriture dans tout Madrid ainsi que des appartements OKUPA (Occupé, souvent des appartements vide appartenant aux banques qui y ont expulse la famille qui y vivait, Espagne 512 expulsions par jour en moyenne depuis le début de la crise selon les chiffres de la PAH)
J’ai organisé la colonne minutieusement, a trois jours de rentrer dans Madrid, nous avions des cartes, un point de ralliement, un plan B pour si cela foiré, j’avais un inventaire au gâteau près de nos centaines de kilos de nourritures, je savais exactement qui venait camper et quel groupe de travail ou fonction il souhaiter occuper durant le campement, nous avions une assemblée chaque jour ou était expliqué les avancement et comment ce présenter les choses, la NORDESTE était prête, l’organisation du campement avait motivé et uni la colonne, et les opportunistes de Madrid viendront faire un travail spectaculaire afin de créer une cohésion inimaginable il y a de cela 10 jours de la NORDESTE, nous n’étions plus la Columna NORDESTE, nous étions la Familia NORDESTE.
Les opportunistes de Madrid, étant ceux qui venait se présenter a nos assemblées pour venir nous coordonner, nous dire quoi faire ou quand est avec qui, certaines personnes qui essaye de détourner le mouvement voir même carrément de se présenter comme nouveau leader de la colonne, ces gens-là ont eu pour effet de solidarise la colonne encore plus, nous n’étions plus qu’un à l’heure de ces attaques contre notre marche car tout le monde savait que personne ne déciderai ou nous irions avec qui et comment, nous étions les seuls souverain de cette colonne.

Le 21 , la veille de rentrer dans Madrid, une journée irréelle, les observateurs de Nations unis ne se cachaient plus pour nous filmer, nous prendre en photos, nous avions note de tous les véhicules civils qui nous suivaient depuis déjà quelques jours, quand un de ces véhicules n’était pas dans nos notes, nous nous amusions a appeler les services de police locaux, et nous nous régalions à voir la police venir identifier les observateurs de divers organisme internationaux.

Le lendemain nous rentrerons dans Madrid, nous étions désormais une colonne de 200 personnes plus ou moins, demain matin nous seront 25 000 avec l’arrive des bus venant de tout le nord est d’Espagne, c’était un soir de fête, ça buvait, ça fumait, ça dansai, ça chantai, ça baisai, plus de 60 personnes savait que demain elle irait au carton, elle auront pour tâche avec les 3000 autres personnes venu des autres colonnes de monter et défendre le campement face à plus de 4000 policiers et CRS, le plus grand déploiement historique de l’Espagne, même après plus de 60 ans de dictature, bienvenue en Démocratie.
Le lendemain aller être une rude journée, et nous étions préparés, Je me suis promis de ne jamais oublier les 60 personnes de la NORDESTE qui avait décidé de résister demain, 60 guerriers de lumières prêt à faire le sacrifice de leur intégrité physique pour une cause qui est la leur.
Je ne m’étais jamais senti si honore de ma vie, ces gens-là avaient décidé de me suivre sans même savoir ou je les amener.

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Le lendemain au matin, première chose en tête était de me réunir avec les représentants des Colonnes de Tarragona, Barcelona, Aragon et Navarre. Je venais d’avoir une terrible nouvelle.
Le mouvement des Marches de Madrid avait tenu une assemblée la veille, soudainement le plan élaboré par le groupe de travail en charge du campement était court-circuité, La colonne NORDESTE n’as pas été informé de cette table assemblée et il fallait désormais faire un choix en tant que Colonne.
Servir le collectif du 22M est donc suivre les nouvelles instructions qui était de commencer le campement à 23h00 soit 3 heures après la fin de la convocation de l’acte (Donc 3h après le début des charges de CRS, en Espagne celle-ci étant synchronise sur les Journaux télévisé) ou alors prêter allégeance au groupe des dissidents qui eux voulait maintenir le campement à 19h30, c’est-à-dire juste avant le début des charges de CRS. En me basant sur la confiance que je donner à mes camarades du 25S, organisateurs du campement, je choisis au nom de la colonne NordEste de prêter allégeances à mes frères de luttes plutôt qu’a un collectif qui venait de se faire hijacker. Les 3 autres colonnes NOROUESTE, SUR, SURESTE avait fait le même choix, parait-il.
J’exposai donc les faits aux représentants de chaque Colonne composant la NORDESTE, qui valida mon choix, j’eu également le souci éthique et morale de demander à ces représentants de colonne de voter mon éviction au sein de la NORDESTE, j’étais Français, ils étaient espagnols, je ne chercher rien de plus que de vivre ce moment, ils méritaient la gloire qui leur reviens, il y avait des doutes dans la colonne quant à qui j’étais et pourquoi je faisais tout cela pour un pays qui n’était pas même le mien, j’avais organiser l’arrivée de la colonne, tous les détails, je leurs remis mon carnet de notes, tous les contacts et leurs demandai de choisir. Leurs réponse fut unanime «  si tu ne nous fais pas rentrer dans ma Madrid toi-même, personne de cette colonne ne rentrera dans Madrid »
C’était parti, la colonne était en route pour Madrid, la Nordeste se composait désormais de plus de 25 000 personnes.

marchas 2Photo: Javier et Xayide dans un grand moment,le jour de l’entrée dans Madrid, écrivant INTERNATIONAL sur la pancarte, suite a l’interdiction formelle du 22M de rentrer dans Madrid avec cette inscription,  le 22M ne reconnaissait pas la Colonne Internationale (Des gens qui venait d’allemagne en avion était reconnu comme tel)
Les vrais raison étant :
1) Des Amis des organisateurs voulait le prestige de la Colonne internationale, rappelant l’entrée des premiers chars de la libération dans Paris, la 6eme Colonne Internationale Espagnole, sans pour avoir a participer pendant les marches,
2) la dissidence de la NORDESTE pour le campement m’ étant attribué comme représantant de la Colonne.

Une entrée triomphante dans Madrid des 4 colonnes, arrive l’heure de regrouper les 60 personnes de notre colonne et de migrer vers l’aire de déploiement du campement.
Nous arrivions au camp, les premières bâches était tendu, mais je ne voyais pas le matériel qu’on m’avait promis, une 50aine de casques et boucliers. Il n’y en aura pas.
Le lieu choisit avait un front de plus de 60 mètres de large, aucune protection, aucune barricade et cerise sur le gâteau, les 3 autres colonnes (Dont la colonne SUR, organisatrice, et disposant du plus grand nombre d’activiste – 3000 attendu au campement) ont décidé qu’elle ne viendrait pas camper.

C’est un choc, je réunis la colonne, et leurs expose les faits, je renvoi les Français de la ZAD qui étaient venus en dehors de la zone, car ça va être un massacre, ont vas se faire défoncer, il est clair que nous ne pourrons jamais défendre le campement, nous sommes une centaine, ils sont 4000, nous sommes sans équipement, ils sont suréquipés.
J’expose les faits à la colonne, qui décide quasi a l’unanimité de rester et défendre le camp, quitte à se faire ouvrir, nous restons donc avec les membres du 25S à défendre ce campement.

Suite à la guérilla urbaine qui suivit et bien évidement l’échec de défendre le campement, nous étions tous dispersés, heureusement mon expérience militaire m’avait été à préparer chaque détails, les gens de la colonne savait où nous devions nous retrouver dans ce cas-là, ils avaient une carte de Madrid avec eux. J’arrivai au point de ralliement et je ne voyais que 3 personnes, le remords commencer à monter en moi, j’avais inconsciemment envoyer des gens au carton et je priai maintenant pour qu’il n’y est pas d’autres blessé parmi la colonne, l’heure d’attente qui suivit pour attendre que nous rejoignent tous les membres fut interminable et très douloureuse mentalement, beaucoup plus que le coup de flashball que je venais de recevoir à bout pourtant en pleine tête.

Mani 22MLa personne qui nous aidèrent lors de l’incident avec les banques, allait m’appeler le lendemain, pour m’expliquer que je ne pouvais pas être et en ligne de Front, et faire des discours qui embrase les consciences, ce tir n’était pas fortuit, il était destiné et préméditer.
J’en ai beaucoup douté, mais le représentant de la Colonne Tarragona était venu me trouver quelques minutes avant l’assaut des CRS, me disant de mettre ma capuche car deux flics en civils, était en train de me chercher , “Donde esta El Famoso Gabacho este ? ” en plein milieu du campement, encore en cours d’installation, Gabacho étant un terme péjoratif désignant un Francais, c’était aussi un des surnoms (entre autres) que m’avais attribué les Espagnols dans certains mouvements Madrilene, ” El Gabacho ”

Puis un des résistants me signala qu’une émission de télé (La Tuerka, émission de Pablo Iglesias) avait filmé le tir, je regardais avec amusement la vidéo quand je vis le numéro de plaque du CRS, 1U793 soit 1793.
1793, qui est la date ou a été écrit le message pour lequel je me bats, le message que j’ai décidé de porter non seulement en moi par mes valeurs et les actions qui en découle, mais également sur moi à l’encre noir pour m’assurer que jamais je n’oublierais pourquoi et pour qui je me bats, les droits de l’homme de 1793.

Le Tir:

Un message de l’univers pour moi, une amusante histoire de hasard pour les autres, seulement je ne crois pas au hasard, pour moi le hasard reste seulement une option a laquelle je n’avais pas pensé et donc pas prévu, quand je prépare un projet je m’assure de préparer chaque détails afin que le “hasard” n’est pas sa place. Mais dans un univers ou tout s’explique une fois le correct algorhytme decouvert, je ne crois pas au facteurs “Hasard”, “Malchance” ou “Coincidence”

Les conséquences d’un tir de Flashball a bout portant, en pleine tete:

Mais le soulagement fut grand en voyant arriver tout le monde, sain et sauf, sans une égratignure, et pour certains avec le souvenir de la journée la plus folle de leurs vie.

Nous nous exilions désormais à la fac de la compudense ou les étudiants occupant la fac aller nous prendre en charge, nous donner un repas chaud, un endroit pour dormir et soigner nos blessures.
Le moral descendu, mais nous allions résister, nous décidions de faire appel à toutes les colonnes pour continuer la résistance du 22M dans Madrid, nous n’allions pas rentrer à la maison avant que tout cela soit fini. Hormis quelques personnes des marches qui avait décidé de rejoindre le campement malgré les instructions contraires de leurs représentants de colonnes qui les avaient laisses a l’abandon, personne n’est venu, le 22M de Madrid s’est présenter pour nous dire qu’il n’y aura pas de résistance et que si le campement n’as pas fonctionné c’est parcequ’il n’y avait pas d’envie de camper de part des colonnes.

Ces même personnes qui avait expliqué devant toutes les cameras d’Europe la veille, pourquoi ils avaient décidé de faire les marches, l’indignation qui les habitaient et la fierté d’avoir participer à ce mouvement historique, ces personnes qui ont en tout et pour tout partagé avec nous 8 kilomètres, de l’entrée de Madrid au centre ville, ces gens qui sont arrivés en bus, ces gens qui refusait de reconnaitre la Colonne de Barcelone, Navarre et International, car la place devant les caméras était déjà réservé avant même le début des marches, ces gens qui ont osé nous demander rentrer dans Madrid devant la NORDESTE, ou alors s’y mélanger pour l’arrivée glorieuse dans Madrid sans avoir participer une seule journée à ces marches (ils resteront derriere) ces gens qui leurs jours de leur arrivé à Madrid c’est permis de se mettre à table avant même l’arrivée des marcheurs laissant sans aucune honte les marcheurs manger assit par terre pendant qu’eux se prenait en photo festoyant et célébrant un évènement auquel ils n’ont pas participé, ces gens la même, venait nous expliquer que si le campement n’as pas marché c’est parce que nous ne voulions pas camper.

Non, si le campement n’as pas fonctionné c’est parce que nous avons été trahi, des leaders de mouvement sociaux se sont vendu ce jour-là en Espagne, c’était la dernière chance du gouvernement pour désamorcer cette révolution, car ce jour-là nous n’étions plus 500 000, nous étions 2 millions 500 000.

Car oui il y a dans les mouvements sociaux ce genre de personnes prétendant à la politique, se mettant à quatre pattes devant une caméra ou un micro, utilisant relations et mensonges pour monter sur l’estrade pour s’autocongratuler d’un événements auquels ils n’ont pas participé, se remettre les médailles d’une bataille a laquelle ils n’ont jamais pris part, je ne parle pas de guerrilla urbaine mais du mois de Marche traversant chaque village de l’état Espagnol sur notre chemin jusqu’a Madrid, heureusement cela reste une tres petite majorité, on parle la d’un groupe de 20/30 personnes sur les 2 millions que nous étions. Y’a toujours un minorité de cons et elle est tres souvent attiré par les caméras.

Bien que les mouvements soit en général très méfiant de la politique, j’ai pu constater durant toute la marche l’engouement des activiste et des citoyens pour le nouveau parti émergeant PODEMOS dont une des camionnettes de notre marche arborai le Logo et les couleurs . C’est pour cette raison même que je ne fais confiance quand il s’agit de révolution ou coup d’état, qu’a ceux qui partage avec moi le champ de bataille depuis maintenant deux ans, ceux qui partage mes valeurs de résistance, de non-violence, de pure démocratie, mes valeurs humaines, ceux qui partage le désintéressement matériel en compensation a la définition personnel de lutter contre un système ou la légalité a remplacé la moralité, ou le gain a remplacé l’éthique et ou les valeurs commerciales sont au-dessus des valeurs humaines, de la vie et de notre monde.

C’est pour cette raison que j’émets des doutes quant à la sincérité de Pablo Iglesias, cet homme nous vient des medias, de la télé, cependant j’ai confiance en Podemos, je ne doute pas que le jour où il ne représentera plus les activistes de Podemos, alors ils se chargeront de le sortir du mouvement, sans aucun doute.

marcha7La résistance du 22M aller durer 8 jours, 8 jours de résistance et manifestations quotidienne, 8 jours de manifestations et charge de CRS journalière dans Madrid, 8 jours avec l’hélicoptère en permanence dans le ciel. Apres 8 jours, les derniers résistant seront tous disperses ou détenu dans la charge de la Faculté de Compudense.Tous relachés 48 heures plus tard.
Fin de la résistance du 22M dans Madrid.
Après un mois de marche, 600 kilomètres dans les jambes, à dormir sur le sol, avoir faim, froid, chaud, mal, voilà qu’il était l’heure de nous séparer. C’est dans les larmes que nous nous quittions tous.

Deux Ans: Partie 4 – De l’Activiste au Golpista

Deux ans – Teaser du Documentaire – Partie 4.

C’est après cette expérience que je me décidai de planifier une action radicale contre le congrès, une action qui prendrait plusieurs années à planifier, mais une action qui non seulement aurait peu de chance d’échec mais qui permettrait de déclencher la révolution tant attendu en Espagne.

Après le 25A j’avais bien compris qu’une révolution ne viendrait pas d’un mouvement social ni d’une manifestation, même si la finalité de celle-ci était un assaut frontal sur le pouvoir qui séquestre la démocratie.
Cette action fut accueilli par les révolutionnaires de Madrid comme un nouvel espoir, la solution à un problème dont personne ne voyait d’issue concrète, une porte venait d’être trouvé, il ne rester plus qu’a fabriqué le bélier social qui allait l’enfoncer.

Parti de plusieurs constatations, ce plan répondait aux besoins suivant :

–          Plan détaillé, organisé, avec des objectifs réalisables
–          Utilisation de moyens de défense, prise du congrès sans armes.
–          Défaite des forces de l’ordre sur le champ de bataille, sans utilisation de la violence
–          Démission du gouvernement comme prévu par la constitution si le congrès est occupé plus de 14 jours
–          Pas de prise de pouvoir mais imposition de referendum menant à une transition pour la démocratie directe

safari1Un modèle de révolution adapté à l’idéologie des mouvements sociaux, résistance mais non-violence. Lorsque j’aurais un peu plus de temps, je mettrai en ligne tout ce travail.

Je me lançai donc dans l’écriture et la création d’une documentation qui s’appelait SAFARI, un tutoriel de comment planifié, organisé et coordonner un coup d’état. J’allais passer plusieurs semaines a étudier toutes les vidéos de nos manifestations, les déploiements, positions, effectifs, tactiques, stratégies et équipement des CRS. Le résultat fut un véritable mode d’emploi, un guide pratique pour une révolution pacifique, je présentai l’idée et le projet, ainsi que la finalité de l’action (Un set de referendum imposé au gouvernement étant la finalité du projet, et nous la prise de pouvoir) aux personnes de confiance que j’avais connu ces derniers mois dans les mouvements, approuvé a l’unanimité le projet était non seulement viable, mais également concret et réalisable, il suscitât autant de peur que d’espoir, tout reposait sur la confiance et la question qui revenait souvent fut, qui était donc ce Français qui organisait un coup d’état en Espagne, était-il digne de confiance ? D’où lui venaient ces connaissances et cette préparation qualifiable de militaire ? Ce fut long, très long pour gagner la confiance de centaines de nouvelles personnes, heureusement, j’avais une réputation de personne de confiance qui me précédait grâce à mon implication depuis quelques mois dans les mouvements Madrilène.

Le plan était en deux parties, une action centrale sur la capitale avec la prise du congrès des députés et des actions décentralisées dans toutes les grandes villes du pays avec le blocage de routes, chemins de fer et aéroports.

Je voyageais donc de ville en ville, de collectifs en collectifs, tout en établissant un QG dans la réserve naturelle de la forêt de Guadarrama la ou j’allais passer les 6 prochains mois, ne sortant de ma montagne que pour les assemblées et actions du 25S.
Les premiers jours furent difficile a cause du froid et de mon manque de matériel, petit a petit j’allais m’équiper et transformer ce bivouac en camp de luxe.
Douche solaire, potager, cuisine, tente, hamac et l’investissement dans un panneau solaire et un ordinateur Portable, a cet époque bien que je ne me servait quasiment pas d’argent, recyclant ma nourriture dans les poubelles d’un supermarché situé a une dizaine de km, j’avais droit a mon indemnité de chomage en Espagne.

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Tous les dimanches nous avions des réunions concernant l’avancement du projet, des ateliers de fabrication de boucliers, formation des coordinateur d’équipes, mise à jour de notre système de clé USB encryptées permettant de faire voyager l’information physiquement d’une manière sure, répartition des cartes SD permettant de décrypter le décryptage des clés USB.

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Le modèle adopte était simple mais redoutablement efficace, deux personnes de confiance dans chaque ville, une détenant toutes les informations du projet sur une clé USB encrypté, seul le détenteur de la clé USB connaissait la clé de décryptage.
Cependant cette clé USB était totalement inutile sans la clé physique qui permettait de décrypter les fichiers, une carte SD contenant des fichiers de déverrouillage ayant pour fonction de permettre la de-encryption de la clé USB. Mon expérience d’informaticien me servait autant que celle de militaire.

Le système était au point est protège de lui-même, une personne sans la carte SD ne pouvait rien faire, une personne avec la Carte SD et la clé USB, sans connaitre la clé de décryptage et les fichiers utilisés comme clé de déverrouillage, se retrouvait dans l’impossibilité de pouvoir lire la clé USB

Le projet se construisait au fil des jours, beaucoup de nouveaux participants, jusqu’au un jour on l’on m’annonce que 250 mineurs désirent participer à l’action du congrès, étant eux meme a la recherche d’une action révolutionaire, a Madrid.

Afin de prendre le congrès, j’avais estimé que nous aurions besoin de 10 équipes de 50 personnes, ce sont donc la moitié des effectifs de cette action qui venait de nous rejoindre.
Nous avions des équipes en cours de construction à Barcelone, Saragosse, et Valence.
Je devais entreprendre un voyage en Andalousie, voyage qui au final n’aura pas eu lieu, car une personne à elle seule allait non seulement compromettre toute l’opération mais également détruire plusieurs mois de travail.
Suite à un conflit personnel avec cette personne, ayant eu le malheur de refuser ces avances, cette personne voulu pour se venger détruire une des choses qui me tenait le plus à cœur, le projet de SAFARI.

 

Cette personne y mis beaucoup de cœur à l’ouvrage, absent de Madrid a cette période, lorsque je rentrai à Madrid, les gens étaient suspicieux, de moins en moins de monde contribué au projet, j’étais soupçonné d’être un agent des services secret français, elle avait visé dans le mille, elle avait joué sur la confiance que l’on m’avait attribué grâce à mes « faits de guerre » et la sagesse qui me caractérisé dans les mouvements sociaux auxquels j’appartenais, aussi incroyable que ça puisse paraitre, dans les mouvements sociaux la paranoïa et tel que quand une personne brule une poubelle, les gens pensent que c’est un « infiltrado», un policier déguisé en casseur, alors imaginer un coup d’état…
Ce fut un coup au moral, très dur, car je savais que nous étions sur la bonne voie, et alors que je visais en nombre d’années l’achèvement de ce projet, la réaction autour de moi avait été tel que j’envisageai même de frapper le pouvoir le 25 Septembre 2013, seulement 10 mois après la naissance du projet.

SAFARI 2

Pour la première fois depuis mon changement de vie, j’avais perdu la gnac, la foi en ce que je faisais, je n’y croyais plus vraiment, je commençais à voir un sacrifice plutôt qu’une expérience de définition personnel. La frustration d’avoir son rêve a porté de main quand soudainement quelqu’un par pur plaisir de vengeance vous remets à la case départ. J’ai senti plus de rage et de colère pour cette personne que pour n’importe quel CRS, politicien ou banquier. Ce fut pour moi une opportunité de pratiquer le pardon et d’apprendre à m’entourer de personnes fiable et incorruptibles.

Cerise sur le gâteau, cette personne signala l’emplacement du camp dans le foret et c’est la police qui viendra m’y déloger et y saisir tout le matériel informatique présent durant mon absence de Madrid.
Me faire chasser dans ma réserve naturelle, ça devenait trop, une vie trop pesante, trop lourde de conséquences, trop de stress par rapport au pouvoir, que savait-il réellement du projet ? Je n’en avais aucune idée, j’avais même beaucoup de mal à croire qu’on m’avait donné…

fin madrid
Tout cela pour un résultat potentiel qui était encore à des années lumières, je m’exilai en Italie prendre du temps avec ma fille, puis en France pour passer du temps en famille, besoin d’un break. C’était fin de l’été 2013.

Viens le mois de Décembre, je suis en Italie pour passer les fêtes avec ma fille et l’on m’invité a Frankfurt pour participer au sommet du Blockupy, pendant ce temps en Espagne s’organisent un nouveau projet les marches de la dignité. Une marche qui finirait par occuper Madrid.
J’accepte l’invitation et commence à me renseigner sur l’organisation des marches, J’irais en Allemagne au moins de Janvier afin de participer au sommet et y faire l’extension internationale des marches de la dignité, dont je viens de rentrer dans l’organisation pour le thème international.
I’m Back !.

Me voilà a Frankfurt, j’assiste au sommet international puis je suis invite au sommet national de la gauche interventionniste, la gauche radical allemande, le sommet a pour but de préparer la réunion du lendemain, le sommet Blockupy national auquel je suis également convié. Je vais de très bonnes rencontres, je vois qu’en Allemagne les choses se bougent et avec une organisation typique allemande, je n’avais jamais assiste à une assemblée aussi bien organise, une assemblée ou plus de 400 collectifs étaient représentés. Incroyable discipline Allemande.

FrankfurtJe rentre en France, direction la ZAD de Notre Dames Des Landes, ou j’ai été invité par Maquis un résident de la ZAD qui a décidé de se joindre à la colonne internationale des marches de la dignité.
Durant mon séjour a la ZAD est prévu la manifestation du 22 Février a Nantes, je donne un coup de main aux préparatifs et participe a 8 heures de guérilla urbaine, certes je suis celui qui ne jettera jamais un caillou, ne donne pas un coup, mais pour protéger et résister, alors c’est première ligne.
Je refuse de me donner au jeu de la violence, Confucius a dit «  La morale et la vertu peuvent accomplir ce que la police et les lois sont incapables, leurs pouvoirs et si grand qu’il ne requière pas l’usage de la force physique » comme ont dis en Espagne, ca aurait put être dis plus fort, mais pas plus clair.
ZADFin du séjour en France, il est l’heure de partir voir ma fille et fêter son anniversaire, malheureusement je dois faire vite, les marches commencent demain. Les ZADistes me rejoindront durant la marche, une semaine avant l’entrée dans Madrid.

Deux Ans – Partie 3: Du SDF à l’ Activiste

Deux ans – Teaser du Documentaire – Partie 3.

A Madrid, j’intégrai pour la première fois un collectif, j’avais déjà vécu plusieurs manifestations, mais pour la première fois je faisais partit d’un groupe de travail qui organise l’évènement, le groupe d’action de la Coordinadora25S, ce fut deux longues semaines de travail intense avant le jour du 25Septembre 2012. Ma première expérience de manifestation. A cause de doute, du manque d’expérience, de la répression policière (les détentions, les CRS intervenant durant nos assemblées, 10 d’entre nous se retrouvant au tribunal pour attentat envers les institutions de l’état), nous ne savions pas si nous serions 50 ou 50 000, ce fut une manifestation phénoménal, l’Espagne n’avais pas vu cela depuis le 15M, cependant ce fut la manifestation qui marqua le début d’un longue, très longue série de violences policières, une violence qui au fil des manifestations aller devenir banal, courant, la chose « normal » tant dans les medias que dans les esprits.
Cette Violence aller se répétait le lendemain lors du 26S et deux jours plus tard lors du 29S.

25SAlors que je ne comptais pas rester à Madrid plus longtemps, ce sont les liens très forts tissés avec certains membres de la Coordinadora25S qui aller me faire rester à Madrid pendant plus d’un an et demi.

Nous organisions ou convoquions au moins une manifestation par mois, 230 et 27O pour le mois d’Octobre, le 14N pour le mois de novembre et le 20D pour le mois de décembre.

variousA cette même période, je m’impliquais dans une campagne de collecte de signatures pour présenter une Initiative Législative Populaire (ILP) permettant de changer la loi sur les hypothèques, ce fut le début de L’occupation de Quartier Général de BANKIA a Madrid qui durera 107 jours.

Cette ILP collectera 1 500 000 signatures, qui seront remise aux députés du congrès et qui finiront tout simplement à la poubelle. Rien ne sera changé. Seul les banquiers et les politiciens ont le pouvoir de changer le système par l’intérieur dans un pays ou le referendum est uniquement à valeur consultative.

celenqueJanvier 2013, scandale des papiers de Barcenas, ex trésorier du Parti Populaire, scandale de corruption qui entrainera une campagne de manifestations journalières pendant plusieurs jours, avec toujours comme seule et unique réponse, détention, amendes et coups de triques.
Cette répression donnant naissance aux 5deSol, qui allaient occuper Puerta Del Sol pendant un peu plus de 15 Jours avant d’en être délogé. J’alternai ma participation entre l’acampada de Celenque, celle des 5 de Sol et les assemblées du 25S. C’était devenu un travail a plein temps, jour et nuit, je dormai sur les acampada et organisé les convocations journalière, une folie, une douce et somptueuse folie 🙂

5desol

Petit à petit, une scission s’opérait au sein de la Coordinadora25S, une partie des membres détournant par vote assembléaire ce mouvement révolutionnaire pour en faire un mouvement pro-constituante.
Le début des Journées constituantes allé marquer un tournant, les pro-manifestations et désobéissance civile dont je faisais partie commencèrent à quitter le mouvement, c’est alors qu’une partie d’entre nous décidèrent de créer un groupe parallèle pour mener des actions directes et concrètes sur les victimes de notre choix, les banques.
Nous choisissions un quartier et nous nous divisions en petites équipes de 3 ou 4 personnes pour vandaliser tous les distributeurs de billets du secteur, l’engrenage, ça commence avec du polyuréthane dans les DAB, ça fini avec de l’essence et une poubelle dans les locaux.

celenque noel

Noel en occupant une banque

Cependant, naissait un problème éthique pour moi, certains d’entre nous, très certainement pris dans le feu de l’action, non seulement négligèrent toutes procédures de sécurité qui étaient établies pour nos communications mais commencèrent à attaquer des succursales bancaire qui étaient placées aux rez-de-chaussée de bâtiments résidentiels. Je m’opposai à cette pratique en insistant sur le fait que seules les succursales isolées des habitations étaient acceptable.
Un soir de 2013, une sortie était prévu, j’étais également invité à une occupation, comme une manière de montrer mon mécontentement envers ce manque de precautions et preparation sur les succursales bancaire je décidai de me rendre à l’ occupation pour y passer la nuit d’occupation.. Je ne donne pas plus de précision pour préserver la sécurité de mes petits camarades.

nov-decPendant ce temps, 3 des 4 groupes de sortie était pris en filature par la police et interpellées pour certains en flag.
Les téléphones furent inspectées, des messages, emails et whatsapp permettant de compromettre tout le groupe furent extrait par la police, bien que la justice n’est pas autorisé cette manœuvre, ce qui permis, au moins que les preuves trouvées dans les téléphones ne purent pas être exploitées, pour la première fois depuis septembre 2012 nous étions aidé depuis l’intérieur de l’institution, une personne des forces de police de Madrid été intervenu auprès du juge en notre faveur, ce qui avait réellement mené à cette relaxation est la non exploitation des preuves. Un rapport scientifique avait été manipulé, en notre faveur. Tous les membres furent relaxés.

Le groupe sera dissout quelques jours plus tard par mesure de sécurité.
Nous avions une grosse manifestation, le 25A annonce comme un Assaut sur le congrès, non n’étions plus dans le «  Rodea el Congreso » mais dans le « Asedia al Congreso », nous ne nous contenterions plus de rester devant la barricades, nous allions essayer de prendre la position pour ensuite littéralement cette fois ci, prendre le congrès. La convocation fut un échec d’attendance, bien que quelques guerriers présent essayèrent de retourner la barricade, ce fut un massacre de plus pour la police.

25A2

Deux Ans – Partie 2 : de l’ingénieur au SDF

Deux ans – Teaser du Documentaire – Partie 2.

Puis un jour tout cet équilibre fut rompu par une rupture de notre couple, du jour au lendemain je me retrouvai seul, sans ma femme ni ma fille, parties a plus de 1000km de là ou je vivais.
Ce fut un choc émotionnel qui me fit perdre tout plaisir pour la vie que je menais, sans ma femme ni ma fille, je n’avais plus de raison de maintenir cette vie, car je me rendais compte jour après jour, que cette vie dans cette société, je n’en voulais plus, ce sont elles qui me maintenait dans cette vie et sans elles, a quoi bon me forcer à y rester ?

byeCe fut une dépression, et comme toujours le moyen que je voyais d’en sortir était un changement, seulement cette fois je voulais guider le changement et non le subir comme ce fut le cas les fois d’avant, car le changement fut toujours soudain et inattendu, je n’y étais pas préparer et cela m’as souvent causé beaucoup de stress de moment de peur, d’instabilité et d’insécurité dans une vie réglé au détail près, jusqu’à l’heure de mon réveil.

Alors je me suis minutieusement préparé a ce changement, j’ai décidé et consciemment choisi chaque étape, j’ai donné ma démission, j’ai annoncé que je ne renouvèlerai pas le contrat de mon appartement, j’ai distribué mes possessions matérielles a qui les voulaient et j’ai concentré tout ce dont j’avais besoin dans un sac à dos, remplit mon cœur de foi et je m’apprêtais à partir pour participer à une révolution. Peu importe laquelle, j’avais des idées et je voulais les partageais, j’avais des valeurs et je voulais en faire l’expérience, j’avais de la foi et je voulais la tester dans ces extrêmes limites. C’est ainsi que je fonçais la tête la première dans un monde inconnu d’austérité, le monde de la rue.

bagJe partais de Barcelone, j’allais à Madrid, un mouvement voulait prendre d’assaut le congrès des députés de la capitale, c’était un bon début pour commencer ce voyage, il y’a deux ans.

Deux Ans – Partie 1: Du BEPC a l’inginérie

Deux ans – Teaser du Documentaire.

Deux ans quasiment, les expériences passent vite…

Il y’a deux ans, j’ai décidé de changer de vie, une vie pourtant pour laquelle je m’étais battu, longtemps et contre beaucoup de choses, notamment contre une société dans laquelle mon manque de diplôme équivalait à un manque de compétences, j’ai également du me battre contre moi-même, a de nombreuses reprises, j’ai d’ailleurs passé le plus part de mon temps dans ce corps et cet esprit en me battant contre moi-même.
Il y’a deux ans donc, j’ai décidé d’abandonner ce combat sans fin, décidé d’arrêter de lutter contre qui j’étais pour finalement en faire l’expérience.
J’écrivais pour la premiere fois dans ce blog

Je ne savais pas ce que j’étais ou qui j’étais, mais ces longues années dans cette vie (plus ou moins) honnête (Tout dépend si l’on se base sur la légalité ou la moralité, bien que cela ne m’empêcchant pas d’avoir plusieurs fois au cours de ma vie, franchi les deux limites), cette vie m’avais clairement démontré ce que je n’étais pas et qui je n’étais pas, même si il m’a parfois fallu beaucoup de temps pour le comprendre.

Mon expérience scolaire m’a enseigné que je n’étais pas un étudiant, ma scolarité se terminant (dramatiquement) à l’âge de 16 ans,
Mes courtes expériences dans un uniforme m’ont démontré que je n’étais pas fait pour la discipline,
Ma courte expérience dans le domaine de la vente, m’as également démontré que je n’étais pas un vendeur, il faut bien dire que durant les 20 premières années de ma vie, non seulement je n’avais pas idée de ce que j’étais, je pensai même que je n’avais vraiment aucune capacité particulière. C’est plus tard que je compris, que je ne rentrai tout simplement dans les personnes pour qui le cadre scolaire était adapté, ces gamins dont l’éducation se débarrasse dans ces classe de 4ème Techno, premier pas dans la classe ouvrière, a 13 ans le système scolaire avait déjà choisit pour moi quel serait mon rôle dans la société.

dirty skool
C’est un peu plus tard que j’eu le premier travail auquel je me sentais performant, l’informatique, j’ai commencé en travaillant pour IBM a Glasgow et c’est en Ecosse qu’à commencer à se renfermer sur moi le piège du capitalisme.
Apres m’être fait renvoyé pour un problème de discipline (le véritable problème de fond, étant le fait que la dépression me guettait après plus d’un an à Glasgow, je désespérai plus ou moins inconsciemment de changer de vie) je parti m’installer en Espagne en Barcelone.

inadmissibleAprès avoir travaillé quelques mois comme un véritable esclave pour Avis, je fus également renvoyé, cette fois pour fraude (Il est vrai que j’ai toujours eu une fâcheuse tendance à essayer d’exploiter une faille quand j’en trouve une, avant mon passage je dois avouer qu’il y’avais a Avis quelques failles dans les procédures que personne n’avait encore jusque-là exploité, chose résolu désormais).
J’acceptai mon licenciement sans même négocier, sans vouloir la présence des syndicats qui pendant ce temps faisant des gestes derrière la grande baie vitrée essayant de me dire de ne rien signer, mais au final je suis un joueur, j’aime jouer et j’aime perdre, surtout quand la partie commence à m’ennuyer.
J’étais heureux de quitter Avis ce jour-là, il ne me restait plus qu’un mois de contrat et j’étais parmi les favoris pour un CDI. Non, je ne voulais pas d’un CDI dans un call center, encore moins à Avis.

J’eu alors une période de deux mois pendant laquelle je me découvris une spiritualité, je pris conscience grâce à une expérience personnel assez impactant qu’il y avait d’autres aspiration à la vie que celle que m’offre cette société, je découvris le plaisir et la gratification personnelle à l’exercice et la mise en pratique des valeurs, de l’éthique, la fierté de se construire une morale, je commençais à faire mes premiers pas sur le chemin de la découverte personnelle, la mienne passait par la spiritualité, qui elle passait par la mise en pratique de certaines valeurs et d’ une certaine éthique.
Je découvrais qui j’étais et je commençais à aimer le reflet de ma personne dans ma réalité quotidienne.

Ce fut au tour de Logitech d’avoir eu le plaisir de m’embaucher, de retour dans mon élément, l’informatique, avec cette fois ci des responsabilités professionnelles auxquelles je n’aurais jamais prétendu, je vais réellement rentrer dans le jeu du capitalisme, des responsabilités pour l’ego, un emploi satisfaisant pour le milieu social, une paie honorable pour une vie confortable et la rencontre d’une femme merveilleuse qui deviendra la mère de ma fille.

Tout allé à la perfection, une grossesse tranquille, déménagement dans une maison de campagne, l’accueil du plus beau bébé du monde, et même un nouveau travail, j’avais postulé dans une boite d’ingénierie, sans y croire, finalement après 3 entretiens et un mensonge (Je leurs ai dit que j’avais le bac…) j’étais embauché.

tecsidelCette période dura en tout quelques années, j’étais heureux, réellement, cependant je commençai depuis quelques temps à avoir des pensées et opinions contre le système pour lequel je m’étais autant battu afin d’y réussir, bien que ceci soit très subjectif, il c’était écoulé 5 ans entre mon premier travail dans l’informatique et mon poste d’ingénieur, ce qui pour une personne n’ayant que le brevet des collèges reste une performance que je trouvais assez honnête. Cepen